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Mieux vaut en sourire !

Dernière mise à jour : 16 nov. 2022













« Le sourire est le propre de l’homme » Aristote …. Mouais… des fois ça n’a pas été si « propre » que ça ...


Si prendre une photo ne peut se faire sans la présence de ouistitis ou de je ne sais quel fromage à la consonance anglaise, il n’est pas de bon ton, et nous le savons, de ne pas y sourire.

Parce qu’une telle œuvre, me direz vous, mérite ce sourire pour ensoleiller vos traits délicats ! Et vous aurez raison !

Ce ne fut pas toujours le cas dans l'histoire de l'art.

Les plus anciens offrirent des parures de sourires à leurs œuvres d’art, comme la sculpture représentant Ebih II, un dignitaire sumérien vers 2340 av. J.C., considérée comme étant l’incarnation de l’un des premiers sourires d’albâtre.


On parle de sourire archaïque dans ces représentations (comme

celles des Grecs et des Egyptiens voire même d’une certaine façon des statues de Buddha) car ces sourires sont dépourvus de pathos (émotion passagère contrairement à l’ethos qui serait un caractère permanent), ils sont presque mécaniques.



Tout se gâte avec l’avènement du christianisme…


Le sourire et surtout le sourire féminin est alors considéré, comme immoral, trop sensuel et suggestif, il encourage le dévergondage, tout est dit !


Seules les femmes de petite vertu, les personnes de condition modeste ou les aliénés sont représentés souriants ou bouche ouverte.


Le plus célèbre des sourires, celui de "La Joconde" (De Vinci) tout en retenue, est sans conteste celui d'une dame de haut rang et de bonnes moeurs.

Celui de la "Jeune fille à la perle" (Vermeer) la Joconde du Nord, dont la bouche entrouverte nous laisse voir l'éclat de l'émail, nous indique que cette jeune personne est de condition sociale plus modeste.

Les saints, exempts de lubricité, peuvent, sans vergogne, arborer des sourires, à l’image de "l’ange au sourire" de la cathédrale de Reims.


Il va sans dire, que les prouesses de la dentisterie étant ce qu’elles étaient, il aurait été peu enthousiasmant de parer reines et rois de bouches édentées où nulle lumière n’eut pu se refléter…


Associer le sourire au vulgaire ( surtout celui qui montre les dents..) a traversé le temps.


Au début du 19ème siécle les bourgeois regardent d’un mauvais œil les sourires si « populaires » que peint allègrement Toulouse Lautrec.


Il faudra attendre le 20ème siècle pour que la photo et les stars de cinéma donnent au sourire tout son éclat.

Sourire, se fait alors impérieux, comme pour dire au monde entier notre bonheur de vivre dans notre société, où tout s’achète….


Le sourire a depuis, infiltré toutes les expressions artistiques contemporaines de Warhol au Street Art.


Nous pouvons cependant observer qu'aujourd'hui, le monde de la mode et du luxe s’en dispense, avoir une moue boudeuse est très chic. Il y a là, comme un semblant de déjà vu, ne trouvez vous pas ?!….


Quoiqu'il en soit sourire déclenche, de quelque condition que nous soyons, entre autre bienfait, une secrétion d'endorphine, hormone du plaisir.

Alors ne nous en privons pas !












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1 commentaire


Sans flagornerie aucune vos écrits sont sublimes..

Évidemment je vous entends déjà bougonner dans la négation.. tant votre humilité va être blessée.

Alors permettez-moi d'en sourire 😉

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