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Même pas peur du noir !!

Dernière mise à jour : 14 nov. 2022

Ah ce fameux mois de Novembre !!!

Qui d'entre nous n'a jamais exprimé son mécontentement au moment du changement d'heure, avec ces journées qui raccourcissent et cette luminosité qui ne fait que décroitre..!

Si l'annonce des frimas hivernaux à venir ne nous sied pas, nul doute que nous ne mettrons pas d'entrain à reconsidérer la venue de cette période mal aimée de beaucoup…



Ce déclin de lumière réactive des peurs d'enfants, la fameuse peur du noir garnie de monstres et autres loups dévoreurs.


C'est, dents et poings serrés que nous traversons l'épreuve en attendant les scintillements d'une coquette fin de mois de décembre, toute scintillante des lumières des fêtes de fin d'année.


Cependant, c'est au coeur de ce "sombre" que peut s'installer un germe de vie.

Comme un embryon se lovant dans les profondeurs abyssales et obscures de l'écrin maternel.

Il en va de même pour l'inspiration génitrice de l'acte créatif.

D'où jaillit l'idée, l'inspiration?

Je vous entend me dire, mais elle nait des influences d'autres artistes, du gris d'un ciel orageux, ou encore du toucher d'une étoffe délicate...

Certes, tout ceci crée une bibliothèque de sensations, d'émotions en nous qui sera comme une référence facilitatrice.

Mais, l'idée, l'inspiration nait de l'intérieur de nous même. D'un endroit abyssal et obscur en nous.

Pas une obscurité effrayante, mais plutôt celle de la quiétude d'une chambre aux volets fermés où l'on peut se détendre.

Pour se régénérer, pour créer du neuf, la nature a besoin d'éteindre le feu de l'été, de se reposer pendant une période de sombre. Il en va de même pour favoriser l'émergence de l'inspiration.


Il m'arrive parfois de m'étendre dans un endroit peu éclairé pour me mettre dans un état de détente , où je ne me laisse cependant pas gagner par le sommeil, mais où, mon cerveau passe en ondes Alpha.


Aucun stimulus ne vient exciter mon cerveau gauche, l'intendant frénétique de ma boite crânienne.

Les yeux fermés, dans la pénombre et le silence, mon cerveau droit prend le relai, il grimpe sur son tapis volant et m'entraine dans des contrées connues de lui seul.

C'est la bas qu'habite mon inspiration.


Pour y aller, si je réfléchis, doute, contrôle, je tombe du tapis volant et me ramasse sans beaucoup de panache.

Pour demeurer sur ma monture, Je laisse les images défiler, comme celles que l'on regarde sans les voir, derrière la vitre d'un wagon de train en marche.

Et puis, à un moment, quelque chose apparait, ce peut être une sensation, des mots, une image, quelque chose qui me met en mouvement à l'intérieur de moi.

Aussitôt l'énergie me gagne , une curiosité, une envie d'en savoir plus. Je laisse grandir en moi cette idée, la regarde sous toutes ses coutures et si elle continue de me procurer de la joie, alors je la ramène de cette contrée lointaine et obscure. Je la ramène à la lumière de ma journée. Je rallume mon cerveau gauche qui aide alors, à mettre en oeuvre la concrétisation dans la matière de cette idée.



C'est pourquoi j'avais envie de saluer ce mois de novembre naissant annonciateur de journées teintées d' énergie yin.

Profitons en pour faire silence en nous. Ne pas courir après je ne sais quoi, pour ne rien perdre de la course effrénée du monde moderne peut être?!

Accueillons ces journées plus courtes, comme des promesses à venir.

C'est plein de nouveau en nous, plein d'inspiration et de créativité, que nous pourrons être au moment opportun, si nous permettons au "sombre" en nous d'accueillir et de faire émerger tous ces germes de vie dont nous sommes porteurs.

Et vous, que vous inspire cette période de l'année?

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